
L'époque nous vivons est une ère de globalisation où tous les systèmes politiques, économiques et culturels sont liés, connectés entre eux, interdépendants. Ces liens se renforcent jour après jour, mois après mois et, indépendamment du lieu d'habitation, on sent profondément cette tendance dans la vie courante.
Le métier de traducteur, à notre époque de globalisation, commence à être de plus en plus populaire et demandé. Avec l'internet et les progrès de la communication, il est aisé de pratiquer ce métier de n'importe où et de tout coin de la planète. Il est aussi maintenant possible de trouver un traducteur spécialisé dans tous les domaines recherchés. Selon les statistiques de différentes associations professionnelles, le marché mondial de la traduction augmente de 15 à 25% par an. Le chiffre des traductions techniques est estimé croissantà 30%.
Le métier de traducteur, en comparaison avec les autres métiers, a profondément besoin de connection à l'internet. Le réseau mondial est une grande source d'information et un instrument universel dans les mains du professionnel.
Internet est aussi l'unique possibilité pour le traducteur de s'ouvrir au marché mondial et sa vie professionnelle en a complètement changé. Il a maintenant la possibilité d'avoir tous genres d'information et peut prendre contact direct avec les clients pour leur proposer ses travaux. L'internet change ce métier dans son concept et abroge les distances.
La globalisation est un facteur très positif pour le métier de traducteur et il faut noter l'augmentation constante de leur nombre. Une question se pose néanmoins: Existe t'il des côtés négatifs à ce fait ?
En premier, la méconnaissance personnelle du client et du traducteur ouvre la porte à nombre de personnes non qualifiées qui, bien que ne ressentant pas l'âme profonde des langues qu'ils se proposent de traduire, s'improvisent dans ce domaine.
Se pose aussi le problème du paiement et transfert financier. Il existe certains risques à envoyer des travaux et rester sans paiement...
L'apparition des traductions électroniques est le troisième point négatif. Il provoque une grande crainte de voir les logiciels remplaçant les traducteurs humains faire disparaître cette profession.
Une question importante doit toutefois se poser: Une machine peut-elle substituer une traduction humaine ?
Personnellement, je ne le pense pas. Traduire est un travail créatif comme la littérature ou la peinture. Substituer complètement le cerveau humain par une machine me semble chose impossible car jamais une machine ne saura transmettre la délicatesse poétique ou la finesse et les nuances littéraires.
Ne craignez donc pas, cher lecteur, vous ne lirez jamais Shakespeare traduit par une machine...
Par Bayasalmaa Galtsog
Traducteur russe, français, mongol
31/01/08